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Couverture des voies : forum du 15 octobre 2019

mardi 12 novembre 2019, par Nicolas

Compte-rendu de la soirée sur le projet du SEVE pour requalifier la végétation sur les voies couvertes, et sur les souhaits et attentes des habitant·e·s du quartier pour cet espace.

Couverture des voies : bientôt plus de verdure… et de nouveaux projets ?

Mardi 15 octobre 2019 de 20h à 22h à la MQSJ

Forum organisé en collaboration avec la commission Transition écologique de la Maison de quartier de Saint-Jean.

Invités :

  • Service des espaces verts (SEVE)
  • Coopérative Renouveau de Saint-Jean - Les voies couvertes
  • Association Voies-là
  • Antenne sociale de proximité Servette - Petit-Saconnex - Saint-Jean (ASP)
  • Service des écoles (ECO)

N’ont pas pu venir :

  • Pierre Bonnet, architecte
  • Service de l’aménagement, du génie civil et de la mobilité (AGCM)
  • Direction du patrimoine bâti (DPBA)

1) Accueil et présentation de la soirée 

Nicolas Künzler, coordinateur du Forum Démocratie participative, présente la soirée. Celle-ci a été préparée par une équipe comprenant des membres du Forum et des membres de la Commission transition écologique de la MQSJ, avec la collaboration du Service des espaces verts de la Ville de Genève (SEVE), et l’appui et le suivi de la Coopérative Renouveau de Saint-Jean.

Cette soirée publique intervient alors que l’on commémore les 20 ans des voies couvertes. A cette occasion, la Maison de quartier a réalisé un dossier très riche consacré à la couverture des voies dans son dernier n° du journal Quartier libre, et a organisé une exposition intitulée 20 ans de couverture des voies. Et demain ?

Ces 20 ans sont donc l’occasion d’une réflexion collective sur cet espace de la couverture, sur ses particularités, sur son rôle dans le quartier, sur ses usages actuels et futurs, sur son évolution.

Mais ils coïncident également avec un projet du SEVE pour renouveler et amplifier la végétation présente sur la couverture, végétation qui après 20 ans est à certains endroits en fin de course, en l’adaptant aux particularités des différents espaces ainsi qu’aux enjeux que pose le réchauffement du climat.

Après un rappel par Pierre Varcher, en introduction, sur l’origine et les particularités de la couverture des voies, la soirée se déroule en deux parties :

La première sur le projet du SEVE, avec la participation de M. Daniel Oertli, Chef de service, et de M. Kenan Selmani, Architecte-paysagiste. La deuxième sur toutes les questions qui dépassent le projet du SEVE : aménagements, équipements, animations, projets de buvette, végétalisation des toitures et des bâtiments, etc.

Assistent également à la soirée Mme Corinne Cornaglia, Responsable de l’Antenne sociale de proximité Servette – Petit-Saconnex – Saint-Jean, et M. Jérôme Besson, du Service des écoles, puisque ce service s’occupe des jeux présents sur les voies couvertes. Également invités, car concernés par plusieurs aspects de la couverture des voies, le Service de l’aménagement ainsi que la Direction du patrimoine bâti, tous deux du Département des constructions et de l’aménagement, ont par contre répondu qu’ils ne pouvaient être présents.

2) La couverture des voies : un espace produit

Pour commencer, Pierre Varcher, membre de longue date du comité de la Maison de quartier de Saint-Jean, fait remarquer qu’être attentif à la couverture des voies comme espace produit – qui se remarque bien dans son caractère singulier et artificiel – fait apparaître les questions :

  • par qui ?
  • pourquoi avec cette configuration-là ?
  • quand cela a-t-il été décidé ?

Car il faut savoir que la couverture des voix est le résultat de 3 décisions successives prises à des moments différents.

Décision n° 1 : la couverture des voies (1982 -1988)

Tout est parti en 1980 d’une motion au Conseil municipal, qui aboutit après débats au déblocage des crédits en 1982 : 500’000 frs pour un éventuel aménagement, mais surtout 70 millions pour la couverture.

A noter que la décision de couvrir les voies a été prise sans qu’on sache ce qu’on allait mettre dessus ! La construction se fait sans aucun lien avec un aménagement prévu. Le but était d’avoir une nouvelle approche de la ville, de diminuer les nuisances de bruit, et d’ouvrir des espaces nouveaux mis à disposition des habitants. Ce qui excluait d’utiliser la surface dégagée pour créer une route urbaine, des parkings, ou des grosses réalisations pour rentabiliser le sol. Au delà de ça, on n’a aucune idée.

La couverture se fait de manière réduite, du pont des Délices à l’av. d’Aïre, alors que l’initiative demandait d’aller jusqu’à la limite communale, à la hauteur de l’av. Henri-Golay. Par ailleurs, même si les ponts disparaissent, on prévoit de garder les axes Miléant et Gallatin comme lieux de passage. Ce qui délimite 3 secteurs :

  • Délice – Miléant
  • Miléant – Gallatin
  • Gallatin – av. d’Aïre.
Une terrasse en surplomb, une impression de coupure

On prévoit que la dalle puisse supporter des bâtiments jusqu’à 3 étages, sauf dans le 3e secteur. Les test de sécurité font qu’on a abouti à une terrasse en surplomb, au grand désappointement du quartier qui voulait un espace pour créer du lien et se retrouve avec une impression de coupure. Aurait-on pu faire autrement ? Cela n’a été discuté qu’après coup, de façon académique. Le débat n’a jamais eu lieu avant la décision politique.

Décision n° 2 : le programme d’aménagement de la couverture (1988 -1991)

On se demande alors ce qu’on va mettre dessus, et on lance un concours d’architecture dont le programme paraît en 1991. Celui-ci est conçu sans la participation des habitants, qui ratent le coche. Ce sont donc les principes posés par le jury du concours, composé d’urbanistes et d’architectes, qui déterminent ce que va être la couverture.

1er principe : le concours ne porte que sur la surface qui vient d’être créée. Les espaces adjacents ne sont donc pas pris en compte, alors même que tout un côté de la rue de Saint-Jean est en train de faire l’objet d’un PLQ.

2e principe : on ne crée pas de nouvelle centralité. La voie de chemin de fer ayant dicté la logique des quartiers de Saint-Jean et des Charmilles, on décide de ne pas la modifier et de laisser les deux côtés avec leurs centralités propres, et de ne pas tenir compte de leurs évolutions. L’espace de la couverture doit être traité comme une limite, faisant soudure par endroit mais qui doit rester visible.

Exemple d’un projet éliminé au 1er tour

Les architectes qui jugent ce programme discutable et proposent des projets différents (ex. ci-dessus) sont éliminés sans discussion au premier tour. Bref, on a choisi de ne pas réfléchir à l’ensemble du quartier et à son avenir.

Décision n° 3 : le choix du projet gagnant et sa réalisation (1992)

Parmi les 36 projets déposés sont écartés ceux qui ne respectent pas le programme du concours. Puis le jury adopte une position de principe qui consiste à éliminer tout projet qui crée un geste architectural (par ex celui d’une structure continue des Délices à Gallatin) pour ne garder que les projets plus modulables et réalisables par étapes.

Une conception inspirée de Venise

Imaginé par Pierre Bonnet, Pierre Bosson et Alain Vaucher, le projet retenu développe une conception inspirée de Venise, où l’espace du canal est marqué par des rives sur lesquelles on bute, et où se succèdent des petites places. Ainsi, sur la couverture, l’implantation des bâtiments crée une promenade sinueuse et définit des espaces très qualifiés, avec verdure, bancs, arbres. L’espace est donc travaillé dans la longueur, selon l’axe du train, et le jury apprécie que le socle de la couverture reste bien reconnaissable.

Caractéristiques du projet gagnant
© Pierre Bonnet, architecte
Reconnaissance simple du socle de la couverture - Implantation des bâtiments définissant des espaces très qualifiés

Le projet est très dense, en raison d’un amendement déposé au Conseil municipal demandant des surfaces à usage artisanal et commercial, qui viennent donc se rajouter aux équipements publics prévus à cette époque : poste, maison de quartier, brasserie, marché couvert et crèche (la bibliothèque n’était pas dans les projets à ce moment-là).

La crèche n’est finalement pas construite sur la couverture des voies, car on s’était aperçu de la présence du champ électro-magnétique engendré par chemin de fer passant en dessous. Les architectes décident alors de garder visibles par des plantations de bambous les emplacements des bâtiments non réalisés. Obéit à la même logique le carré près du pont des Délices marque l’emplacement de la brasserie prévue initialement mais jamais construite.

Espace près du pont des Délices : organisation peu définie et finalement jamais construit

Projet architectural et identité de la couverture

Pierre Bonnet, l’architecte qui a conçu la couverture telle qu’elle se présente aujourd’hui, aurait volontiers participé à ce moment, mais a il dû s’excuser pour des raison de vacances. Pierre Varcher se fait donc son le porte-parole, pour dire qu’en tant qu’architecte et auteur, celui-ci n’est pas opposé à des évolutions. Lui et ses collègues n’ont jamais considéré leur réalisation comme une œuvre figée.

Mais Pierre Bonnet demande que soit respecté ce qui fait la cohérence du projet : un parcours sinueux dont chaque séquence donne lieu à un regroupement d’objets presque domestiques – un banc, un candélabre, une fontaine, un sol en bois, des arbres – composant autant de « salons urbains ». Le dessin du mobilier a été créé spécifiquement pour le lieu, l’emploi de la couleur bleue jouant un rôle de repère et une marque d’identité. La présence végétale doit rester raffinée avec des arbres aux feuillages légers offrant fraîcheur et vibration.

Chaque séquence donne lieu à un regroupement d’objets presque domestiques – un banc, un candélabre, une fontaine, un sol en bois, des arbres – composant autant de « salons urbains »
© Maison de quartier de Saint-Jean, Genève

A partir de là, conclut Pierre Varcher, la question est de savoir si on peut faire évoluer cette couverture vers un espace qui pourrait être vécu différemment.

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3) Présentation du projet du SEVE

M. Daniel Oertli explique le cadre dans lequel s’inscrit le projet de requalification de la végétation de la couverture des voies. La Ville en effet a lancé ces dernières années une réflexion de fond sur le potentiel de végétalisation sur son territoire. Une étude a été effectuée pour identifier le potentiel de tous les espaces possibles afin d’amener plus de vert dans la ville. Le magistrat a mandaté le SEVE pour effectuer une dizaine de projets de végétalisation. 3 s’étant révélés peu réalistes, il reste 7 projets, dont celui de la couverture des voies.

Effectivement, la végétation a maintenant 20 ans, pas mal de choses ont changé en cours de route. Certaines plantes poussent moins bien en raison du réchauffement climatique, et on fait aujourd’hui plus attention à l’écologie. Le cadre politique donné au SEVE est de se limiter strictement à la végétation, pour lui donner plus de volume et l’adapter aux conditions actuelles, mais pas de travailler sur l’ensemble de l’aménagement.

M. Kenan Selmani
présente le projet concernant la couverture des voies. On estime qu’en moyenne un arbre vit une vingtaine d’années en ville. La végétation de la couverture étant sur dalle, il était de toutes façons nécessaire de repenser la question.

Ce qui est intéressant sur la couverture des voies, c’est l’ampleur du périmètre concerné, sa conception architecturale particulière, qui lui donnent un aspect unique en ville. Le but est donc de mettre à jour la végétation sans dénaturer la spécificité et la cohérence de ce site. De plus, comme en ville les espaces libres, ouverts, sont très rares, la couverture des voies offre un potentiel très appréciable.

Le site de la couverture est assez minéral, et globalement, la végétation, ayant épuisé les ressources dont elle pouvait disposer pour sa croissance, est actuellement sénescente. En amont de cette soirée, des échanges ont eu lieu avec la Coopérative Renouveau de Saint-Jean, avec Pierre Varcher de la Maison de quartier et avec le Forum, pour recueillir les observations et les attentes, que ce soit en termes d’ombrage ou de problématiques d’usage. C’est à partir de cette base ont été élaborés six principes d’intervention, dans différentes zones de la couverture.

1) Jardin en mouvement

© SEVE - Ville de Genève

Un premier site est le jardin en mouvement, espace qu’on peut qualifier de « sauvage » puisqu’il est destiné à une végétation pionnière, spontanée, offrant une grande biodiversité, qu’il s’agira de requalifier. On a appris que de 2024 à 2030, ce lieu sera très probablement utilisé par le chantier CFF lié à la construction de la gare souterraine de Cornavin. Mais cela n’empêche pas de réfléchir déjà à l’avenir que l’on veut donner à cette zone.

Si le revêtement semi-perméable a bien vieilli, certaines plantes jadis foisonnantes n’ont pas survécu ou sont en tout cas en retrait. Il s’agit donc de maintenir le principe donner initialement, redonnant de l’épaisseur à la végétation arbustive et arborée par des plantations complémentaires, et en amenant aussi un complément de terre.

2) Arbres

Un deuxième type d’intervention concerne les arbres. Globalement, l’idée est de maintenir la géométrie des différentes petites places avec leurs rectangles plantés, mais en surélevant le sol de ceux-ci pour que les arbres aient d’avantage de terre à disposition. Il faut en effet 9 m³ et 1m de profondeur par arbre pour qu’il puisse bien se développer. Cela devrait leur permettre de mieux s’épanouir et d’offrir plus d’ombre.

© SEVE - Ville de Genève
© SEVE - Ville de Genève

3) Place de jeux - Bambous, arbres tiges, potagers

© SEVE - Ville de Genève

Un autre type d’intervention concerne les alentours de la pataugeoire et de la place de jeux. Ici la problématique de l’ombrage revient fréquemment. La proposition est de favoriser l’utilisation faite de ce secteur par les habitants, en supprimant les bambous - plante assez à la mode dans les années 80 mais assez stérile en terme de biodiversité - pour donner plus d’importance à la partie ou il y a des jeux. Les plantations faites à cet endroit ces dernières années vont déjà dans ce sens, puisqu’il s’agit d’essences méditerranéennes, mieux à même de supporter le réchauffement climatique.

© SEVE - Ville de Genève

4) Demi-lunes > plantes grimpantes

© SEVE - Ville de Genève
© SEVE - Ville de Genève
Couverture des voies CFF : demi-lune
© SEVE - Ville de Genève

Une intervention reprend elle l’idée des demi-lunes de terre qui ont été installées il y a quelques années au pied des murets de la couverture. Actuellement, environ un quart ou un tiers de ces demi-lunes est encore planté. La proposition est de planter des plantes grimpantes pour recouvrir les murets.

5) Jardin pont des Délices

Couverture des voies CFF : extrémité Délices
extrêmité

A l’extrémité côté Délices, le principe est là aussi de remettre en cause les bambous, et de chercher comment mettre en valeur ce lieu qui constitue une terrasse donnant sur toute sur la ville et les montagnes.

© SEVE - Ville de Genève
Installation Urbanature
© SEVE - Ville de Genève

La réalisation Urbanature faite cet été avait également cet objectif de revaloriser les usages de cette zone actuellement délaissée. On pourrait donc imaginer une pergola avec des plantes offrant de l’ombrage. Mais cela est encore à préciser.

6) Avenue des Tilleuls

Une dernière intervention concerne non pas la couverture elle-même, mais, à l’avenue des Tilleuls, les rectangles enrobées sans aucun usage particulier que l’on trouve entre les arbres.

© SEVE - Ville de Genève
Avenue des Tilleuls
© SEVE - Ville de Genève

L’idée est de dégrapper le bitume de ces surfaces pour créer des zones de prairie sauvage et redonner ainsi 370 m² à la nature.

Conclusion

M. Selmani termine en disant que ces grandes lignes d’intervention ne sont pas figées. Le SEVE se réjouit d’avoir le point de vue et les idées des habitants pour affiner et enrichir son projet.

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4) Questions et remarques sur le projet du SEVE

[gris](en italique, les réponses du SEVE apportées par MM. Oertli et Selmani)[/gris]

Pourquoi pas des bacs avec des arbres devant la bibliothèque, pour donner de l’ombre à cet endroit beaucoup trop chaud en été, alors qu’il y a des chaises longues pour s’y installer ?

Le SEVE ne peut que s’occuper des surfaces de terre actuelles. Il doit rester dans la géométrie existante. Dégrapper un rectangle dans la dalle de béton n’est pas de son ressort. C’est le Service de l’aménagement urbain qui s’occupe de tout ce qui est surfaces minérales.

Nous comprenons bien que cela est hors du cadre qui est le vôtre. Mais si on est réuni en forum, c’est aussi pour rassembler les idées des usagers, puisque nous habitants sommes les « experts du quotidien », pour pouvoir ensuite nous tourner vers les services compétents avec nos idées et nos besoins

Avant la construction de la piste cyclable, des plantes avaient commencé à s’installer le long des murets. Dans la commission qui avait autrefois demandé qu’il y ait plus d’accès à la couverture et de passages, on espérait qu’il y aurait de la terre avec des plantes sur toute cette longueur, sur une surface bien plus importante que les demi-lunes qui ont été aménagées ensuite.

C’est effectivement un thème de réflexion à examiner. D’autant plus que des plantes grimpantes n’ont pas forcément besoin d’un grand volume de terre.

Les bambous sont pleins de vie, il y a beaucoup d’oiseaux. On parle beaucoup de respecter l’architecture et l’histoire, mais on devrait aussi écouter un peu plus les habitants et leurs avis, et les laisser s’approprier le lieu.

La végétation, c’est super, il faut accentuer cet aspect, mais il faut qu’elle soit essentiellement consacrée aux enfants. Le problème avec la végétalisation, ce sont les chiens. Les écriteaux ne sont pas respectés. Les chiens doivent être exclus de la couverture, pour les enfants.
Du côté Délices, je ne crois pas à une buvette, mais à un lieu pour des expositions temporaires, comme vous l’avez fait cette année. Car des buvettes et des bistrots, dans ce coin-là, il y en a suffisamment.

Le SEVE transmettra à ses collègues les points mentionnés qui ne sont pas de son ressort, par exemple le problème de la signalétique à mettre à jour.

Une participante est un peu étonnée, voir scandalisée, qu’on parle de mode à propos de végétation. Les bambous, moi je trouve cela magnifique, et qu’il faut les laisser.

La durée de vie de 20 ans qu’on indique pour des arbres concerne ceux qui sont en bac, pas ceux en pleine terre. Sur la couverture des voies, la situation des arbres, plantés dans un espace de terre restreint, est tout à fait artificielle. Au bout de 20 ans, malgré toute la bonne volonté du SEVE, la terre est épuisée, mieux vaut remplacer les arbres, pour avoir de la végétation qui se développe, plutôt que de laisser des plantes qui peut-être ne meurent pas, mais ne poussent plus du tout.

Ne pourrait-on pas mettre des plantes en bac, par ex des glycines, pour donner de l’ombre à des endroits comme devant la bibliothèque ? Et prolonger la vie des arbres en enrichissant la terre, en amenant chaque année du compost ? C’est même une chose dont des habitants du quartier pourraient se charger.

On peut toujours ramener de la matière organique. Mais le problème est la profondeur, de 60cm ou 1m. C’est pour cela que l’idée est de surélever le sol, pour avoir une profondeur suffisante.

Serait-il possible d’avoir une végétation qui soit intéressante pédagogiquement ? Par un exemple un potager, des arbres fruitiers, un parcours sur les voies qui fassent travailler les sens, les saisons pour les enfants. Nous sommes plusieurs familles dans le quartier, qui constatons qu’il y a un besoin pour pouvoir se rencontrer à l’extérieur, un lieu parents enfants ou ceux-ci peuvent jouer et apprendre.

C’est effectivement un thème à creuser. L’initiative par ex. d’avoir installé un potager près de la pataugeoire est à saluer. Il y a là une piste à développer à l’avenir en atelier

J’ai vu des exemples à Genève et à Nantes ou un botaniste écrivait à la craie le nom de toutes les mauvaises herbes. Par ailleurs, avec la chaleur, on voit beaucoup de plantes desséchées. Y a-t-il un arrosage automa­tique prévu, ou un système de récupération de l’eau de ruissellement ?

Sauf erreur les eaux de pluie des surfaces minérales sont récoltées aux extrémités et sont déversées dans une grille sur le trottoir. Pour l’arrosage, il faut savoir que c’est très énergivore. De manière générale dans pour les parcs, le principe du SEVE est de ne pas toujours courir derrière pour compenser le stress hydrique. Le principe est donc plutôt de mettre des plantes qui peuvent supporter la sécheresse. Mais si on peut utiliser la récupération des eaux de pluie pour les plantes, c’est un mariage heureux.

L’idée d’inscrire les noms à la craie est excellente, elle va dans le sens de la pédagogie mentionnée juste avant.

Une personne trouve la largeur de la piste cyclable et de la partie de l’avenue des Tilleuls fermée à la circulation assez effarante. Ce n’est plus une piste cyclable, c’est une autoroute à vélos ! Ne pourrait-on pas diminuer de moitié cette surface minérale qui emmagasine la chaleur, et faire de la partie le long de la couverture, là où il y a les demi-lunes, une grande bande végétalisée ?

Cette largeur de la surface en enrobé saute effectivement aux yeux. Le point avait été soulevé, mais il y a des passages pour le Service du feu. On peut donc prospecter pour voir ce qu’il est possible de faire dans la bande des demi-lunes, mais sans oublier qu’il y a des usages invisibles (Service d’Incendie et de Secours) dont il faut tenir compte.

La largeur de la piste cyclable a aussi pour but que les vélos puissent circuler à une vitesse relativement grande en ayant la possibilité d’éviter d’autres usagers comme les poussettes ou les chiens.

Enlever le bitume dans les rectangles entre les arbres est une bonne idée, mais attention à ce que ça ne devienne pas des parcs à chiens, ou des cachettes à drogues. De plus, il est utile de garder des passages en dur pour que les cyclistes puissent rejoindre la piste cyclable depuis l’avenue des Tilleuls s’ils ne l’ont pas fait dès le départ.

Il faudra effectivement tenir compte des spécificités d’usages de lieu en lieu pour voir ce qu’on peut dégrapper. Pour les chiens, on peut soit mettre des barrières, soit observer et voir ce qui se passe. En tout cas c’est une problématique qu’on a en tête.

Un habitant intervient pour dire que s’il n’est pas un fan des bambous, il doit reconnaître qu’ils abritent énormément d’oiseaux.

M. Selmani ajoute qu’il en a aussi observé beaucoup dans le jardin en mouvement.

Est-ce que votre idée d’élargir l’espace disponible autour des jeux signifie qu’il y aura moins de végétal dans cette zone ?

La proposition est d’élargir le rectangle gravier-jeux-plantes méditerranéennes sur la partie en jaune pour avoir un seul grand ensemble pour répondre aux usages qu’on observe déjà maintenant, en prolongeant donc la thématique méditerranéenne commencée il y a quelques années avec la présence d’oliviers et d’autres plantes.

J’ai vu des arbres assez différents sur la couverture des voies, par ex. le cerisier ou le figuier, qui vont très bien. Combien d’arbres vont être maintenus ? Car dans votre présentation on voit des espaces, mais on ne voit pas le profil de ce que ça va devenir.

Effectivement, c’est assez étonnant à observer sur la couverture, il y a quelque fois des arbres qui se portent très bien, avec une belle couronne, etc. Il y a par ex aussi un saule marsault, pas très loin de la pataugeoire. Ce qui est sûr, c’est qu’on ne va pas abattre des arbres qui vont bien. Il n’y a aucune raison d’y toucher. Ce sont surtout les acacias sur les petites places, souvent qui poussent peu, qui sont concernés.

Mais avec la nouvelle végétation, il y aura un décalage, notamment en matière d’ombrage. Il faudra des années.

Oui, c’est inhérent à la matière avec laquelle on travaille, avec le vivant. On peut mettre toutes les chances de notre côté en mettant des arbres à gros développement qui ont déjà une certaine taille. Mais c’est clair qu’au début l’ombrage ne sera pas là. L’investissement est de donner les meilleures conditions au niveau du sol, car c’est lui qui fera la canopée par la suite.

Pour les arbres, n’y a-t-il pas des solutions pour conserver l’humidité au niveau du sol, à l’image de ce qu’on peut faire avec la permaculture dans un potager ?

Il y a le paillage, qui est fréquemment utilisé. Ou on met de la végétation au pied des arbres, qui fait un effet tampon, qui est bienvenu. Mais un arbre utilise beaucoup plus d’eau que les plantes basses ! Et sur cette dalle en béton il n’y a pas d’eau. C’est vrai, il y a des arbres qui poussent dans le désert, mais ils poussent très très très lentement.

Pierre Varcher a une question par rapport à ce que le SEVE cherche à faire. Il a bien compris ces propositions sont de l’ordre de l’amélioration, de l’ombrage, de comment faire face au stress hydrique, au vieillissement. Mais il ne voit pas bien le lien avec le discours politique qui dit que la Ville a maintenant pris conscience qu’il y a urgence climatique. Et qu’un des premiers impératifs est de déminéraliser la ville, pour lutter contre la production de chaleur et favoriser la circulation d’eau.

S’il a bien compris, poursuit-il, le principe sera maintenant de mettre les questions de végétalisation sur le même plan que les questions de mobilité et de construit. Désormais, quand on fera un aménagement dans un quartier, on ne mettra plus d’abord le construit, puis la mobilité, pour au dernier moment se demander où on peut installer un arbre. Il y aurait donc une véritable politique de la ville ou toutes les questions de végétation et d’environnement seraient prises de manière fondamentale.

Alors dans ce débat, est-on uniquement sur les questions de réaménagement, ou bien peut-on aussi affronter des questions plus fondamentales ? Est-ce qu’il y a quelque part la volonté d’avoir à terme – et c’est qqch que l’on pourrait faire ensemble – une véritable politique de végétalisation et de maintien de la végétation dans le quartier ? De se dire par ex que la rue des Cèdres est un axe important à sauvegarder, de même la végétation dans la rue Miléant, et qu’il faudrait créer aussi des articulations avec la couverture des voies. Mais on est sur une autre échelle. Pierre Varcher explique que son souci est que si on passe à cette échelle là on ne va plus rien nous faire dans l’immédiat ; et son autre souci, que si on fait des petits trucs comme ce qui est projeté dans l’avenue des Tilleuls, on en prend pour 20 ans parce qu’on ne va pas retoucher cet endroit.

Pour le SEVE, ce sont des échelles complémentaires. Nous sommes à un tournant des mentalités concernant la végétation et l’aménagement. Il est important qu’on donne plus de poids à la végétation dans la planification du domaine public de la ville. Alors qu’elle était un peu le parent pauvre jusqu’ici. On est à un carrefour, c’est en train de changer. Mais après, c’est vrai, c’est aussi une échelle macro, politique et décisionnelle.

Le projet pour la couverture, lié à un mandat politique précis, est très localisé. Mais nous savons très bien qu’il y a d’autres questions. Il y a aussi la perspective d’ensemble, à l’échelle de la ville. L’un n’empêche pas l’autre.

Le SEVE constate le tournant actuel par ex. dans la collaboration avec le génie civil, qui était très aménagement routier, et qui est maintenant extrêmement ouvert nos propositions. Or ils sont eux-même victimes de la manière dont les canalisations sont organisées dans les rues et sous les trottoirs, qui souvent rend impossible la plantation d’arbres. On croit qu’il suffit de creuser un trou pour planter un arbre. Mais dans la majorité des lieux en ville on ne peut pas planter d’arbres ! Le SEVE a analysé chaque m² en ville pour identifier les endroits qui sont vraiment plantables. Et on n’a trouvé qu’une vingtaine de lieux. C’est hallucinant !

Il y a donc un travail de fond à mener avec les services cantonaux pour organiser les installations des SIG différemment, afin qu’on puisse planter dans les trottoirs. C’est un travail pas seulement du SEVE, mais de l’ensemble de l’administration cantonale et municipale. Sur la direction à prendre tout le monde est d’accord. Dans la prochaine législature, il y aura certainement du changement et une priorité politique absolue donnée à la dimension verte. Cela une période très intéressante pour nous, et également pour vous pour demander des projets de végétalisation dans les quartiers.

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5) Présentation de 3 projets

**1. Coopérative Renouveau de Saint-Jean

Coopérative Les voies couvertes - Genève

Olowine Rogg, coopératrice, présente un certain nombre d’actions de la coopérative. Elle rappelle tout d’abord que celle-ci, qui vient de se donner un nouveau nom : « Les voies couvertes », est un acteur privé. Elle ne dispose pas de subvention et est autonome financièrement. Elle bénéficie d’un droit de superficie, mais uniquement pour la surface occupée par ses bâtiments. Sur le terrain autour des bâtiments, elle n’est pas chez elle. Elle ne peut donc décider que de l’utilisation de ses ateliers, et de ce qu’elle peut mettre sur les murs et sur les toits.

La coopérative regroupe une centaine de coopérateurs, pour autant d’activités culturelles, artisanales, artistiques, aussi commerciales. Elle veille notamment à ce que les locaux du rez-de-chaussée soient le plus actif et le plus animé possibles. L’organe décisionnel est l’assemblée générale. C’est elle qui a pris la décision de végétaliser les toitures, surtout pour lutter contre la température excessive des locaux lors de fortes chaleurs. Mais également pour assurer l’aération des locaux et la végétalisation du secteur.

Dans le même esprit a été créé un potager, qui a été négocié avec la Ville. Cet espace est animé par un groupe de coopérateurs et d’habitants. Des bacs de terre pour végétaliser les façades ont été installés au pied des bâtiments, avec récupération de l’eau de pluie du toit pour l’arrosage. Signalons encore les pots de fleurs que certains coopérateurs ont installés sur les coursives. Autant de verdure qui est très agréable.

Un autre groupe se préoccupe des questions d’animation, pour tisser et entretenir de bons lien avec le quartier. Un groupe buvette s’est aussi constitué, dont l’objectif est de développer un lieu convivial au sein de la coopérative.

**2. Association Voies-là : buvette de quartier

Fabienne Rudaz et Raphael Rey présentent le projet de leur association. Celle-ci s’est récemment créée, mais cela faisait déjà un certain temps que des personnes pensaient à ce projet. Le but est donc de créer une buvette culturelle estivale associative, sociale et culturelle, à l’extrémité Délices de la couverture, un endroit qui est pour l’instant plutôt désert et mort.

Ce qui est imaginé est donc un lieu d’échange, de vie, de mixité sociale, d’animation culturelle, d’insertion professionnelle pour les jeunes à travers des stages, des jobs d’été, un peu sur le modèle de ce qui se fait à la Barge. Le souhait est de travailler avec les lieux culturels existant à Saint-Jean, dans une perspective d’économie sociale et solidaire, qui avantage les ressources et les productions locales.

Des contacts ont été pris avec un certain nombre de personnes et d’organismes. Cela a permis de constater les nombreuses envies existantes. L’idée n’est pas de faire de l’ombre aux autres projets, mais au contraire d’établir des synergies avec ce qui se fait déjà ou est en projet.

Pour résumer, favoriser la rencontre, grâce à un endroit sympathique, de la végétation, fleurs, et des gens qui partagent de bons moments ensemble.

**3. Commission transition écologique de la Maison de quartier

Alain Dubois, membre du Forum, du comité de la Maison de quartier, anime cette commission avec Geneviève Herold. La commission est née il y a bientôt 2 ans. Son but est tout d’abord de promouvoir les transitions écologiques au sein de la Maison de quartier, dans son fonctionnement interne, par un certain nombres d’actions en cours ou à venir. Mais elle a aussi un volet concernant le quartier, pour fédérer des réflexions, des envies, avec les personnes qui souhaitent aller vers un quartier plus durable.

Les axes de réflexion de la commission sont actuellement les suivants : les transitions énergétiques du bâtiment, notamment pour le chauffage, mais aussi en réfléchissant au refroidissement qui devenir nécessaire ; l’éclairage ; et la biodiversité.

Le beau travail de végétalisation des toits de la coopérative donne envie de pouvoir en faire de même sur les bâtiments du secteur du milieu, qui sont propriétés de la Ville. Il y a en effet le grand toit du marché couvert, celui de la Maison de quartier, de la bibliothèque, que l’on pourrait valoriser par des panneaux solaires et une végétalisation. Cela compléterait l’axe vert commencé sur d’autres tronçons de la couverture, pour former une sorte d’ « autoroute à biodiversité ». en tout cas en hauteur. La commission transition écologique se réjouit de pouvoir en discuter avec toutes les personnes intéressées.

Geneviève Herold poursuit, en rappelant l’utilité de renforcer les passages et les contacts entre les quartiers de Saint-Jean et Charmilles, à travers la couverture qui parfois fait césure entre les deux, afin de favoriser les rencontres entre les personnes. Mais lorsqu’on parle de passages, de cheminements, il faut aussi penser que dans notre espace nous cohabitons avec une faune très variée. De nombreux être vivants habitent également ici, et nous avons à en prendre soin, car ils prennent soin de nous.

6) Discussions en groupes

Notes inscrites par les participant·e·s :

**1. Projet du SEVE de revalorisation de la végétation

  • Types d’arbres à planter : locaux, moins sensibles à la sécheresse (?), + utiles aux oiseaux (pas les bambous !), en lien avec un projet pédagogiquement
    de – en – moyen (?) quasi autonome
  • Nourrir la terre, le sol, avec la participation des habitants : leur compost (carottes), cendres cheminée
  • Remplacement du goudron par du « pavé végétal » (pavés laissant apparents des espaces de terre ou l’herbe peut pousser).
  • Élargir démesurément les demi-lunes aux abords du mur de la couverture.
  • Les liserons sont très beaux et poussent tout seuls.
  • Bambous : qualité pour protéger du vent – avec lesquels ils sifflent = un peu de poésie dans ce monde de brutes !  :-) – notamment les espaces de jeux et de sport.
  • Et la verdure en hiver ? Gris + gris = à gris ; pendant tout l’hiver les bambous sont nos amis.
    Du vert en hiver même si les bambous réussissent à disparaître.
  • La bibliothèque est très fréquentée durant la période de juin à septembre. Elle est très chaude. Il est indispensable pou pouvoir initier les enfant à la lecture d’avoir un espace extérieur devant la bibliothèque. Ombre + humidité + graminées dans des bacs + tonnelle en bois avec une vigne grimpante typiquement genevoise.
  • Panneaux d’indication/info sur le choix des plantes et des arbres. → Sensibiliser à la problématique des allergies (pollens, cas critiques pour les asthmatiques), par ex période de floraison dans l’année.
  • Planter des arbres sur la piste cyclable, près du muret, qui se « pencheraient » sur la voie pour faire de l’ombre.
  • Mise en valeur de la promenade continue par un parcours / jeu quiz sur le végétal (plantes) et animal (oiseaux, insectes).
  • Ne pas tondre les rectangles entre les arbres : laisser en jachère
    Mettre des plantes comestbiles ? Buissons, plantes rampantes avec fruits ?
    Fleurs mellifères
  • Permaculture ? Butte de permaculture sur certains rectangles ?

**2. Divers

  • Végétaliser les toits communaux (Ville de Genève) → Bibliothèque, Maison de quartier, Imad / atelier.
  • Liaison(s) Charmilles – Saint-Jean : où est le problème ? Je ne le vois pas. Les passages sont nombreux pour les promeneurs.
  • WC… vers les espaces jeux / sports.
  • Poubelles.
  • Signalétique : 1) historique de la voie couverte ; 2) végétalisation.
  • Comment éviter les crottes de chiens ?
  • Continuer la voie couverte en la végétalisant d’office.
  • Marché régulier sous le marché couvert.
    Déco conviviale / jeux familles – Abonnements produits locaux, paniers bio, promo agriculture locale) – Forfait dégustation familles (santé) – Apéro – Souper familles.
  • Marché de type Grottes, convivial, local, bio, apéro / repas familles.
  • Parcours découverte ludique nature/artistique sur la voie couvertes.
  • Projet pédagogique à travers jeux et/ou végétalisation.
  • Jardin des 5 sens
    • Arbres fruitiers
    • Potager pour les familles
    • Herbes aromatiques, fleurs, etc.
    • Visualisation des saisons.
  • Ateliers pour familles : art, observation faune, jardinage, écologie, etc.
  • Garder une partie sauvage dans la végétation.
  • Créer des jeux enfants dans le quartiers.
  • Approbation des jeux par enfants : → sensoriel, créatif, accessibilité aux personnes en situation de handicap.
  • Jeux avec éléments naturels.
  • Jeux : mur à dessin ; dune de sable (ex. Plainpalais), appropriation, approche sensible.
  • Espace convivial parents – enfants, intérieur + extérieur, avec cuisine/buvette.
  • Espace Imad + atelier protégé → espace enfant public ?
  • Sauvegarder le calme / la convivialité
  • Recours pour protéger le cordon boisé de la ville. (propr. Ehrensperger) face 32-36 Tilleuls.
    Mme Silla Vachaghandy, av. des Tilleuls 32.

7) Constitution de groupes de travail

Les personnes présentes qui le souhaitent s’inscrivent pour participer aux groupes de travail appelés à poursuivre la discussion sur les thèmes suivants :
 1. Projet du SEVE de revalorisation de la végétation ;
 2. Buvette(s) sur la couverture des voies ;
 3. Actions de transition écologique sur toits ou sur d’autres espaces construits des voies couvertes.

8) Verrée

Portfolio